Assassinat de John F. Kennedy
à Dallas le Vendredi 22 Novembre 1963



10° - "Coup d'Etat à Dallas - Texas: Les Suspects"

Sur les quatre Présidents des Etats-Unis d'Amérique assassinés durant leur mandat, seul JFK l'a été à la suite d'un complot fomenté au plus haut niveaux de la société civile et de l'Etat.

 "Dossier à Charge au delà du Doute Raisonnable"

"JFK & la CIA"

"Le FBI & John Edgar Hoover"

"La Mafia & les Cubains anticastristes"

"Le Pouvoir des Lobbies"

"LBJ & Co"

"Synthèse & Conclusion"

Dès le début de son mandat, JFK est bien décidé à mettre de l'ordre dans la "Maison America". Avec l'aide de son frère Bobby, en qui il a une entière confiance, JFK veut surtout mettre un terme aux prérogatives de certaines sphères d'influence et notamment celles de la CIA qui n'est rien d'autre qu'un Etat dans l'Etat.

"Si un jour les Etats-Unis connaissent une tentative de coup d'état visant à renverser le Gouvernement, celle-ci viendra de la CIA." (JFK)

 

"JFK & la CIA"

Pour reprendre le contrôle de la CIA, JFK décide d'évincer Allen Dulles qui en est le directeur depuis janvier 1954 ainsi que son adjoint, le Général Charles Cabell.

Allen Dulles était le spécialiste des "Black Operations" qui consistaient notamment à déstabiliser les leaders étrangers gênants, voire même à les éliminer physiquement, en ayant recours le cas échéant aux tueurs de la Mafia et aux Cubains anticastristes exilés aux USA depuis la prise du pouvoir à Cuba par Fidel Castro. Voulant éliminer Fidel Castro par tout moyen, Allen Dulles organisa avec Charles Cabell l'opération de la "Baie des Cochons" pour tenter d'envahir Cuba. Mais sans un appui aérien indispensable qui leur sera refusé par le Président, ce débarquement décidé le 17 avril 1961 échouera lamentablement et JFK en profitera pour déposer les deux responsables de ce fiasco en novembre 1961.

On peut d'ailleurs se demander si JFK, en fin tacticien, ne les a pas lâchés au dernier moment et laissés s'enliser dans ce bourbier pour avoir une bonne raison de les virer tous les deux d'un coup. Voila donc deux individus influents, dotés de multiples réseaux, qui avaient de sérieuses raisons d'en vouloir à JFK qu'ils haïssaient d'ailleurs ouvertement.

"Allen Dulles, Gen. Ed Lansdale & Gen. Charles Cabell"

NB: Le Colonel Leroy Fletcher Prouty était certain d'avoir identifié le Général Ed Lansdale en civil sur une des photos dites des "trois clochards" prises sur Dealey Plaza peu après l'assassinat de JFK. Je précise que le Général Lansdale était lui aussi membre de la CIA.

 "Le FBI & John Edgar Hoover"

Quand JFK est élu à la Présidence, John Edgar Hoover est en place depuis 37 ans et le restera jusqu'à sa mort en 1972 après avoir vu défiler 8 Présidents.

Son influence était énorme et tenait notamment au fait qu'il avait constitué au fil du temps des dossiers sur la plupart des hommes politiques et des  personnages en vue. Il était d'ailleurs dans l'intention de JFK, s'il était réélu, de mettre le cher homme à la retraite, ce dont beaucoup se seraient réjouis tant il était craint.

Ceci étant, on dit aussi que John Edgar Hoover était lui même tenu par la Mafia de Chicago qui aurait réussi à le poisser à cause de ses moeurs déviantes, ce en quoi Frank Costello disait de lui qu'il était un "good people", à savoir un individu sous contrôle. Cependant, sous la pression de Robert Kennedy qui avait été nommé Ministre de la Justice par JFK, John Edgar Hoover dut faire preuve d'un peu plus de zèle contre les agissements de la Mafia.

J'ajouterai que John Edgar Hoover était depuis des années un ami intime de Lyndon B. Johnson et que dans les heures qui suivirent l'assassinat de JFK, il se rendit à Dallas pour convaincre lui même l'opinion publique qu'Oswald avait agi seul.

"John Edgar Hoover & LBJ"

A l'appui de cette volonté d'imposer au plus vite la "Thèse du Tireur Unique", on peut citer cette note rédigée dès le lendemain de la mort d'Oswald qui en dit long sur l'état d'esprit qui prévalait trois jours après l'assassinat de JFK alors que l'enquête du FBI venait à peine de commencer.

Lundi 25 novembre 1963. Deputy Attorney General Katzenbach:

"L'opinion publique doit être convaincue qu'Oswald est bien l'assassin, qu'il n'a eu aucun complice ayant pu prendre la fuite et que les preuves à charge sont telles qu'il aurait été condamné lors de son procès."

Et le fait est que tout au long de son enquête, le FBI fera preuve d'une complicité flagrante en négligeant certaines pistes, en occultant des preuves à conviction et en écartant les témoignages tendant à prouver l'existence d'un complot.

Prenons l'exemple du nombre de tirs. La plupart des témoins ayant entendu au moins 4 coups de feu, dont deux très rapprochés, comme Carolyn Walther, Ruby Henderson, Robert H. West, Ronald B. Fischer, Robert E. Edwards et Lee Ewins, ne fut jamais convoquée par la Commission Warren.

Un photographe du "Dallas Morning News", Tom Dillard, prit deux clichés du TSBD une trentaine de secondes après la fusillade. Sur l'un de ces clichés, un agrandissement de la Fenêtre-Est du 5° étage fait apparaître le visage d'un homme se tenant debout derrière la vitre restée fermée. Cet homme ne pouvait donc pas être Oswald puisque celui-ci était censé avoir quitté les lieux à ce moment là selon la thèse officielle. Or le négatif de cette photo qui aurait permis de faire un agrandissement plus net fut endommagé par les Services Fédéraux juste à l'endroit où l'on peut voir le visage de cet homme.

"Fenêtre-Est du 5° Etage du TSBD"

Sur cet agrandissement de la photo en question, il semble bien que l'on peut voir dans le cercle jaune le visage d'un homme au travers de la vitre. A l'appui de ce constat, j'ajouterai qu'un greffier de justice qui se trouvait dans un immeuble voisin, affirma qu'il avait vu un homme à la Fenêtre-Est du 5° étage du TSBD quelques minutes après la fusillade alors que personne n'était censé être là. Malheureusement, le négatif de cette photo qui aurait permis de faire un agrandissement plus net, fut endommagé par le FBI juste à l'endroit où l'on peut discerner ce personnage.


Norman Similas prit plusieurs photos avec le TSBD en arrière plan. Sur l'une d'elles, il constata que l'on pouvait voir deux hommes armés d'un fusil au 5° étage du TSBD. Il envoya le négatif au "Toronto Telegram" qui jamais ne publia la photo et qui par la suite lui annonça que son négatif avait disparu.

Avec la perte du fragment Harper, la disparition du cerveau de JFK, voila encore quelques anomalies de taille parmi tant d'autres qui montrent bien cette volonté évidente de dissimuler les preuves du complot.

Ceci étant, je ne pense pas que le FBI en tant que tel ait été impliqué dans l'organisation de l'assassinat de JFK, mais j'ai l'intime conviction que John Edgar Hoover savait ce qui se tramait.

 "La Mafia & les Cubains anticastristes"

En tant que Ministre de la Justice, Robert Kennedy était donc décidé à mener une lutte sans merci au crime organisé et à la Mafia. Il s'emploiera notamment à faire tomber le président du syndicat des camionneurs, Jimmy Hoffa, qui blanchissait l'argent de la Mafia de Chicago par le biais des caisses de retraite du syndicat et qui sera condamnée pour cela à 15 ans de prison en 1967.

A propos de la Mafia et des Kennedy, il faut savoir que le patriarche de la famille, Joe Kennedy, avait fait fortune au moment de la Prohibition en important de l'alcool de manière illégale et en faisant affaire avec la Mafia de Chicago. Dans son obsession à faire élire l'un de ses fils à la "Présidence des Etats-Unis" Joe Kennedy n'hésitera pas à solliciter Sam Giancana, patron de la Mafia de Chicago de 1957 à 1966, pour aider à l'élection de JFK et ce très probablement à son insu. Ceci pourrait d'ailleurs expliquer que les deux frères Kennedy se soient mis à dos la Mafia en ne sachant pas ce qu'ils lui devaient. Dès lors, il est évident que la Mafia avait elle aussi des raisons d'en vouloir aux Kennedy et qu'elle ait contribué à l'élimination de JFK, mais selon moi sans pour autant en décider.

A ce stade de mon propos, il conviendrait de parler des hommes qui se trouvaient nécessairement sur Dealey Plaza pour coordonner l'assassinat de JFK. Sur un des clichés pris par Ike Altgens, des chercheurs pensent avoir identifié John Roselli et David Morales équipé d'un walkie-talkie.

John Roselli, de son vrai nom Filippo Sacco, était justement un gangster de la Mafia de Chicago qui avait été impliqué en 1960 dans une tentative d'assassinat visant Fidel Castro et bien évidemment orchestrée par la CIA.

David Morales était quant à lui un individu sans scrupule ni états d'âme qui travaillait pour la CIA. Il était notamment un exécutant habituel des "Black Op" montées comme nous l'avons vu par Allen Dulles et Charles Cabell. 

"Cet homme au walkie-talkie serait David Morales"

Autant dire que la présence de ces deux individus sur Dealey Plaza le jour de l'assassinat de JFK n'aurait rien d'étonnant. Enfin, David Morales aurait dit à l'un de ses amis dans un moment d'ébriété: "J'étais à Dallas quand on a eu le Fils de Pute, et à Los Angeles quand on a eu le Petit Bâtard."

Ceci étant, parlons un peu des Cubains anticastristes exilés aux USA et notamment de leur leader, Orlando Bosh Avilla qui travaillait pour la CIA.

Marita Lorenz, un ex-agent de la CIA qui avait été chargée d'éliminer Fidel Castro et qui au lieu de cela devint sa maîtresse, a déclaré en novembre 1977 dans le "New York Daily News" qu'elle avait emmené Orlando Bosh Avilla à Dallas deux jours avant l'assassinat de JFK alors que celui-ci a toujours prétendu qu'il était chez lui à Miami le 22 novembre 1963.

 A ce sujet, il me paraît intéressant d'apporter pour preuve potentielle de la présence d'Orlando Bosh Avilla sur Dealey Plaza au moment de l'assassinat de JFK, l'analyse faite par Marcel Dehhaeseleer à partir du cliché par pris Clint Grant après la fusillade.

Sur ce cliché, on peut voir deux hommes assis sur la pelouse du Grassy Knoll. L'un que l'on surnomme "Dark Complected Man" en raison de la couleur sombre de sa peau et l'autre "Umbrella Man" parce qu'il avait ouvert son parapluie au passage de JFK.

 

"Dark Complected Man & Umbrella Man"

Sur un autre cliché et ce bien que l'agrandissement ne soit pas de très bonne qualité, il semble bien que DCM se sert d'un walkie-talkie alors qu'il est tourné en direction du Triple Underpass.

 

Selon Marcel Dehaeseleer, "Dark Complected Man" ne serait autre qu'Orlando Bosh Avilla, ce dont je suis aussi convaincu. A vous d'en juger.

 

"DCM & Deux Photos d'Orlando Bosh Avilla"

Là encore, la présence sur Dealey Plaza d'un individu comme Orlando Bosh Avilla ne laisse aucun doute quant aux raisons de sa venue à Dallas deux jours auparavant.

 "Le Pouvoir des Lobbies"

D'une part JFK avait décidé de désengager les USA du Sud Viêt Nam et par voie de conséquence nuire aux intérêts des Lobbies militaro-industriels. D'autre part JFK travaillait à un projet de loi visant à réduire de manière drastique les avantages fiscaux des Pétroliers texans.

Peu de temps avant de mourir en janvier 2007, un ex-pro de la CIA, Everette Howard Hunt, affirma que les principaux commanditaires de l'assassinat du Président Kennedy étaient deux pétroliers texans, Haroldson Hunt et Clint Murchison.

Haroldson Hunt:

Pour faire un premier lien, reparlons un peu de ce Jim Brading qui avait été interpellé au 2° étage du Dal-Tex Building juste après l'assassinat de JFK. Il faut savoir que cet individu au casier judiciaire chargé est arrivé à Dallas le 21 novembre 1963 en compagnie d'un certain Morgan Brown. Les deux hommes sont descendus au "Cabana Motel" suite 301, puis se sont rendus dans les bureaux de la compagnie pétrolière d'Haroldson Hunt. Autre fait troublant, il se trouve que le fameux Jack Ruby que l'on retrouve un peu partout dans cette affaire, était lui aussi dans les bureaux de cette compagnie à ce moment là.

Quant à Haroldson Hunt, il était l'un des hommes les plus fortunés des USA, un farouche opposant à JFK qu'il méprisait et le principal financier des campagnes électorales de LBJ. 

Clint Murchison:

Il est aussi notoire que la veille de l'assassinat de JFK, Clint Murchison organisa une soirée dans sa villa de Dallas. La compagne de Clint Murchison, May Newman, et la maîtresse de LBJ, Madeleine Brown, ont toutes deux déclaré que parmi les invités il y avait entre autres Haroldson Hunt, Richard Nixon et John Edgar Hoover. Madeleine Brown a également précisé que LBJ était arrivé plus tard à cette soirée tandis que son cousin qui était son sosie, Jay Pert Beck, lui servait de doublure à Fort Worth. (Les deux ville sont distantes de 50 km).

Enfin Madeleine Brown a affirmé que ce soir là LBJ lui aurait dit: "Après-demain, ces fils de pute ne me gêneront plus jamais. Ce n'est pas une menace, c'est une promesse". Dès lors, il n'est pas étonnant que LBJ ait commencé à se baisser une trentaine de secondes avant la fusillade. Et la preuve en est que LBJ n'est pas visible dans la voiture qu'il occupait sur la photo prise par Ike Altgens aux environs de la Z 255.

Ainsi force est est de constater que Johnson Président prendra sans tarder deux décisions d'importance à l'avantage des lobbies militaro-industriels.

1. LBJ annulera le projet de loi de JFK visant à réduire les avantages fiscaux des pétroliers texans.

2. LBJ annulera la décision de JFK de retirer du Sud Viêt Nam le contingent américain et engagera les USA dès mai 1964 dans une guerre intensive contre le Nord Viêt Nam qui s'avérera le fait est lucrative pour les marchands de canons puisqu'elle durera plus de dix ans.

Ce désir d'entrer en guerre contre le Nord Viêt Nam à n'importe quel prix était aussi partagé par bon nombre des membres de l'Etat Major américain, ce qui laisse à penser que certains d'entre eux aient pu s'impliquer dans ce complot. C'est d'ailleurs ce qui pourrait expliquer que le corps d'armée basé à Houston n'ait pas été envoyé à Dallas pour renforcer la sécurité du Président.

NB: Richard Nixon ne s'est jamais souvenu où il était et ce qu'il faisait le jour de l'assassinat de JFK. Même amnésie surprenante chez George H.W. Bush alors qu'il est avéré que les deux hommes étaient à Dallas le 22 novembre 1963. Le cas Nelson Rockefeller mériterait aussi d'être abordé, notamment en regard du double assassinat des frères Kennedy. Peut-être l'objet d'une page à venir sur le noyau dur des conspirateurs.

 LBJ & Co"

Dans le souci de protéger la notoriété de son frère, Robert Kennedy était aussi décidé à se débarrasser de Lyndon B. Johnson qui trempait depuis qu'il était en politique dans des affaires d'élections truquées, de trafics d'influence et de morts suspectes au Texas.

Le 3 juin 1961, Henry Marshall, un Texan responsable des investissements agricoles, est trouvé mort dans son ranch alors qu'il s'apprêtait, avec l'appui de Robert Kennedy, à témoigner dans une affaire de détournements de fonds organisée par LBJ et son bras-droit, Cliff Carter. Alors qu'à l'évidence il avait été abattu de cinq coups de fusil, le Sheriff local conclut qu'Henry Marshall s'était suicidé et ordonna d'incinérer son corps sans qu'aucune autopsie n'ait été pratiquée.

Dès lors, Clint Peoples, une figure légendaire des "Texas Rangers", n'aura de cesse pendant 23 ans de prouver qu'Henry Marshall avait été assassiné à cause du témoignage qu'il s'apprêtait à faire contre LBJ. En 1984, suite aux déclarations de Clint Peoples et Billie Sol Estes qui était chargé d'alimenter la caisse noire de LBJ, le "Grand Jury" de la ville de Franklin finira par reconnaître l'assassinat d'Henry Marshall, mais sans pouvoir donner de suites à cette décision étant donné que les trois suspects dans cette affaire étaient décédés, à savoir LBJ, Cliff Carter et un certain Malcolm Everett Wallace.

Ce Mac Wallace était un tueur à gages qui avait été soupçonné de l'assassinat en 1951 de John Kinser, joueur de golf professionnel et amant de la soeur de LBJ, Josefa Johnson. Paradoxalement, il fut défendu par l'avocat personnel de LBJ et n'écopa que de 5 ans avec sursis. Mac Wallace fut aussi soupçonné de plusieurs autres assassinat commandités par LBJ, dont celui en décembre 1961 de Josefa Johnson, la propre soeur de LBJ.

En 1992, Clint Peoples décédera dans un accident de voiture pour le moins suspect une semaine avant de tenir une conférence de presse au cours de laquelle il voulait dire tout ce qu'il savait sur l'assassinat de JFK et notamment apporter la preuve de la participation de Mac Wallace à cet attentat.

J'ajouterai pour finir que Mac Wallace fut déclaré mort à la suite d'un accident de voiture survenu à Pittsburgh en 1971 alors que par la suite des gens qui le connaissaient ont affirmé l'avoir vu bel et bien vivant à Las Vegas en 1980.

 "Synthèse & Conclusion"

Les menaces d'attentat qui pesaient sur JFK étaient bien réelles et ne pouvaient être ignorées de tous ceux qui se devaient d'assurer la sécurité du Président.

La preuve en est que le 9 octobre 1963 un attentat avait été déjoué à Miami et que le 17 novembre 1963 les services Du FBI de La Nouvelle Orléans craignaient une nouvelle tentative à Dallas.

Dallas, dont le maire Earle Cabell n'était autre que le frère du Général Charles Cabell évincé de la CIA par JFK et où la configuration de Dealey Plaza était idéale pour un tir croisé en triangle, à condition d'être dépourvue de sécurité comme ce fut le cas le 22 novembre 1963.

L'assassinat du Président nécessitait donc des complicités à différents niveaux, une logistique des plus efficaces et surtout des moyens financiers importants.

Alors faisons 4 constats:

1. Le Texas était sous la coupe de quelques individus parmi les plus riches des USA.

2. Allen Dulles et Charles Cabell étaient des spécialistes des "Black Op".

3. Les hommes de  la Mafia et les Cubains anticastristes étaient des pros de ce genre d'opérations montées par la CIA.

4. Enfin pour noyauter l'enquête et berner l'opinion publique, il y avait le vieil ami expert en la matière, John Edgar Hoover.

Puis 4 autres qui s'imposent tout autant:

1. LBJ deviendra Président sans avoir besoin d'être élu et cassera la politique de JFK défavorable aux lobbies militaires et pétroliers.

2. Allen Dulles sera choisi par LBJ pour être l'un des sept membres de la Commission Warren et s'emploiera à appuyer la thèse du tireur unique.

3. John Edgar Hoover sera nommé par LBJ "Directeur à Vie du FBI" ce qui lui permettra de garder le contrôle de la situation.

4. Quant aux commanditaires, ils avaient désormais leur pion à la "Maison Blanche" pour mieux servir et défendre leurs intérêts.

Et que dire du clin d'oeil entendu du sénateur Albert Thomas à LBJ dont on devine le rictus, sans parler du sourire malsain de Lady Bird,  alors que Jackie était en larmes devant le cercueil de son mari.

Clin d'oeil qui certes n'avait pas lieu d'être dans un pareil contexte, mais au combien édifiant quant à la collusion d'intérêts de ceux qui pouvaient se réjouir de la mort du Président.

Pour clore ce second volet, je dirai que l'assassinat de JFK ne fut en fait qu'un coup d'état parmi tant d'autres, à ceci près qu'il changea l'Amérique à jamais, car à la suite du "Rapport Warren", le peuple américain commença à penser que le gouvernement pouvait lui mentir, fait gravissime dans ce pays où le parjure est puni par la Loi.