Assassinat de John F. Kennedy
à Dallas le Vendredi 22 Novembre 1963



3° - "Les preuves du tir frontal fatal à JFK"

Z 313 - Un coup de feu atteint JFK en pleine tête.

  

Rien qu'à la vue du film de Zapruder il semble évident que le tir fatal soit frontal et non pas venant de la Fenêtre-Est du 5° étage du TSBD.

L'appui de la Fenêtre-Est du 5° étage du TSBD se situe à 18,21 m du sol et l'emplacement du Tir Fatal est distant de 81 m de l'aplomb au sol de cette fenêtre. Les angles de pénétration d'une balle tirée à partir de la Fenêtre-Est du 5° étage du TSBD varient donc entre 42° à 20 m et 13° à 81 m, compte tenu des 3,5% de déclivité d'Elm Street.

Dès lors, si cette balle avait été tirée de la Fenêtre-Est du 5° étage du TSBD, elle aurait atteint JFK sous un angle de pénétration de 13° à la verticale et de 15° à l'horizontale par rapport au côté droit de la limousine. Or dans ce cas, la projection des matières cérébrales aurait dû se faire en majeure partie vers l'avant et vers le bas en direction de John Connally et non pas vers le haut et vers l'arrière.


J'ajouterai que sous cet angle, l'onde de choc d'une balle tirée de l'arrière aurait très probablement fait éclater le côté droit du front de JFK. Ainsi, le sens de projection des matières cérébrales, le rejet de la tête de JFK vers l'arrière et le fait que Jackie Kennedy soit montée sur le capot-arrière de la limousine pour récupérer un morceau du cerveau de son mari indiquent un tir frontal.

Mais le plus probant, c'est que tous les témoins rapprochés vont constater que la partie arrière droite du crâne de JFK est manquante, arrachée en toute logique par l'impact de sortie de la balle.

Or le Dr Humes, en charge de l'autopsie réalisée le soir même à l’Hôpital Naval de Bethesda, va établir un premier rapport qu'il détruira, puis un second qui infirmera toutes ces constatations à l'appui du tir frontal, avec en plus des clichés montrant l’arrière du crâne de JFK intacte. 

Alors, soit ces photos furent truquées, soit le crâne de JFK fût remodelé, car le croquis réalisé à partir de la description faite par le Dr McClelland, qui examina de près le crâne de JFK au Parkland Hospital de Dallas, est formel et ne peut être remis en cause. Le Dr McClelland a même précisé qu'un morceau du cervelet de JFK était tombé alors que le Dr Perry pratiquait une trachéotomie au Président.

"Dessin McClelland & Photo d'Autopsie"

Ainsi c'est au moins une trentaine de personnes, dont une quinzaine de médecins, qui confirmera que l'arrière-droit du crâne de JFK avait été arraché par un tir frontal en oblique et ce non seulement au Parkland Hospital de Dallas, mais aussi à l'Hôpital Naval de Bethesda.

Parmi les personnes qui firent état de cette blessure à l'arrière droit du crâne de JFK à l'Hôpital Naval de Bethesda, on peut citer James Jenkins (Assistant d'autopsie), James Sibert (Agent du FBI), Francis O'Neill (Agent du FBI), Jerrol Custer (Technicien radiologiste), John Stringer (Photographe en chef de l'autopsie) et le Dr John Ebersole (Radiologue en chef de l'autopsie). Dans une interview qu'il accorda en 1978, le Dr Ebersole a d'ailleurs été très clair en disant textuellement qu'il y avait une horrible blessure béante à l'arrière de la tête de JFK.

Ajoutons enfin que le lendemain, samedi 23 novembre 1963, un étudiant en médecine, nommé Billy Harper, trouva sur Elm Street un fragment du crâne de JFK. Fragment qui lui aussi disparaitra comme le cerveau de JFK qui était censé être conservé aux "Archives Nationales". La disparition, ou plus probablement l'occultation de ces deux pièces à conviction d'importance est d’autant plus regrettable que leur analyse par la suite aurait permis de rétablir la vérité sur l'origine du tir fatal à JFK.

NB: en ce qui concerne la blessure d'environ 5 mm de diamètre située au bas de la gorge de JFK, il faut savoir que tous les urgentistes du Parkland Hospital de Dallas ont estimé qu'il s'agissait à l'évidence d'une blessure d'entrée de balle.

Il faut savoir aussi que c'est dans le travers de cette blessure par balle que le Dr Perry fit une incision transversale d'environ 3 cm pour pratiquer une trachéotomie d'urgence et qu'après le retrait de la canule d'aération, le contour de cette blessure était toujours visible de chaque côté de son incision.

"Incision telle que décrite par le Dr Perry"

Or là encore, la photo d'autopsie ne cadre pas avec les déclarations des urgentistes de Dallas qui affirmèrent qu'il n'y avait qu'une fine incision au bas de la gorge de JFK quand son corps fut mis en bière au Parkland Hospital.

"Plaie à la gorge de JFK"

Sur cette photo, on constate une large plaie ouverte d'au moins 6,5 cm de large sur 2,5 cm de haut. On peut donc en conclure que cette plaie ne peut être que le résultat d'une exploration chirurgicale faite pour extraire la balle restée fichée dans la gorge de JFK et ce avant l'autopsie réalisée à Bethesda étant donné que les radiologistes ne détectèrent aucune balle dans le corps du Président.

Enfin en ce qui concerne cette blessure à la gorge, il convient d'ajouter que dans son témoignage devant la Commission Warren le Dr Perry a déclaré qu'après avoir pratiqué une incision dans l'axe latéral de la blessure pour introduire le tube respiratoire, il constata une lacération de la partie antérieure droite de la trachée. Nous devrions donc en déduire que la trajectoire de la balle allait de gauche à droite et que par conséquent le tir venait du côté gauche de la limousine, c'est à dire du Sud de Dealey Plaza et non pas du Grassy Knoll.

Quant à la balle ayant touché JFK dans le dos, les agents du FBI James Sibert et Francis O'Neill ont affirmé dans leur rapport et un mémorandum que cette balle était ressortie du dos du Président sous la pression du massage cardiaque pratiqué au Parkland Hospital de Dallas. Il va de soi que leur rapport ne fut pas pris en compte et que la Commission Warren s'abstint de les faire témoigner.

Enfin, le jour suivant l'assassinat, un étudiant en médecine nommé Billy Harper trouva un morceau du crâne de JFK sur Dealey Plaza. Ce fragment fut envoyé au médecin personnel de JFK, l'Amiral George Burkley, qui lui même le remit au FBI. Or ce fragment disparut tout comme le cerveau de JFK qui était censé être conservé aux Archives Nationales. La perte, ou plus probablement l'occultation de ces deux pièces à conviction est d'autant plus regrettable que leur analyse ultérieure aurait permis de rétablir de manière irréfutable la vérité sur l'origine du Tir Fatal.