Assassinat de John F. Kennedy
à Dallas le Vendredi 22 Novembre 1963



7° - "Emplacement des tireurs sur Dealey Plaza"

Aussi, au vu de tous ces éléments de preuve il est indéniable qu'il y avait plusieurs tireurs, ce que savaient très bien le FBI et les membres de la Commission Warren.

D’abord deux témoins oculaires ont vu un homme armé d’un fusil au 5° étage du TSBD en pensant que c’était un agent des Services Secrets, mais l’un, Amos Euins, à la Fenêtre-Est du TSBD et l’autre, Arnold Rowland, à la Fenêtre-Ouest.

La présence de deux tireurs derrière la palissade du Grassy Knoll est aussi très probable, d'autant que du haut du poste d'aiguillage Lee Bowers aurait vu deux hommes tirer depuis cet endroit.

Et enfin deux postés au Sud de Dealey Plaza. L'un blessant John Connally à l'épaule et l'autre touchant JFK à la tête.

Notons qu'une telle triangulation était indispensable pour couvrir tous les angles et justifie tous les tirs. 

Faisons le compte :

 - La blessure de JFK à la gorge

- Celle dans son dos

- Le tir fatal à la tête

- La blessure au travers du torse de John Connally

- Son poignet droit brisé et sa cuisse gauche touchée

- Un tir manqué blessant James Tague

- Et l’impact entre les pare-soleil de la Ford-Lincoln

Soit au minimum 7 coups de feu si ce n’est plus…

De la Z 220, où selon moi JFK est touché pour la première fois, à la Z 313, instant du Tir Fatal, cela fait à raison de 18,3 images par seconde une séquence de 5 secondes.

Il est donc tout à fait logique que dans un laps de temps aussi court certains tirs aient été quasi simultanés et de ce fait difficiles à discerner, tout en considérant que la majorité des témoins a fait état de trois coups de feu, mais provenant d’endroits différents, à savoir du TSBD, du Grassy Knoll et de la zone du Triple Underpass.

Il faut aussi ne pas perdre de vue que certains de ces tireurs aient pu avoir une arme équipée d'un silencieux. Ce que l'on doit savoir également, c'est que bon nombre de témoins ayant entendu au moins 4 coups de feu ont été écartés par le FBI et non pas été convoqués devant la Commission Warren.

A noter surtout que la plupart des témoins a précisé que deux de ces tirs étaient très rapprochés, ce qui dès lors laissait supposer la présence de deux tireurs ou l'utilisation d'une arme semi-automatique.

J'ajouterai que l'éventualité d'un sniper d'appoint posté à mi-hauteur dans le Dal-Tex Building n'est pas non plus à négliger, d'autant que ce pourrait être en matière de trajectoire possible une explication au tir manqué blessant James Tague.

Et le fait est que juste après la fusillade, la police de Dallas interpela au 2° étage du Dal-Tex Building un individu suspect au casier pour le moins chargé. Il s'agissait dans certain Jim Braden, de son vrai nom Brading, qui de plus connaissait bien David Ferrie et entretenait des relations suivies avec Jack Ruby. Ceci étant, aucune charge ne fut retenue contre lui.

Le Dal-Tex Building pourrait être aussi le point d'origine d'un autre tir qui manqua JFK. Sur une photo prise au Parkland Hospital de Dallas, on peut constater entre les deux pare-soleil de la limousine un impact de balle dans le cadre métallique du pare-brise.

"Impact entre les pare-soleil"

Quant à la fissure dans le pare-brise, il est difficile de dire s'il est la conséquence d'un tir, ou la preuve d'un autre tir manqué.

"Fissure dans le pare-brise"

Ce qu'il convient enfin de préciser, c'est que le pare-brise de la limousine présidentielle n'avait aucun de ces dommages à l'aéroport de Dallas le 22 novembre 1963.

"Limousine Présidentielle à L'Aéroport de Dallas"

Ainsi, la preuve irréfutable de ce tir manqué dans le cadre du pare-brise suffit à elle seule à invalider la thèse officielle et les théories pro-Warren en tout genre. Cependant, bon nombre de gens soutiennent toujours qu'il n'y eut que trois tirs et pas un de plus.

"Triangulation - Emplacement des Tireurs"

TSBD: 2 tireurs: un posté à la Fenêtre-Est et l'autre à la Fenêtre-Ouest du 5° étage.

Grassy Knoll: au moins un tireur pour couvrir ce côté d'Elm Street.

South Parking Lot (Parking-Sud): au moins un tireur responsable du tir fatal à JFK.

US Postal Office Building: au moins un tireur responsable du tir dans le dos de John Connally.

Dal-Tex Building: Présence probable d'un tireur d'appoint.

D'ailleurs, grâce à de nouvelles méthodes, de récentes analyses réalisées  par William Tobin qui fut pendant plus de vingt ans le "Directeur du Laboratoire des Métaux du FBI", prouveraient que les fragments de métal trouvés après l'attentat proviendraient d'au moins 3 balles distinctes, voire plus.

Il s'est donc avéré que l'analyse au plomb utilisée précédemment n'était pas fiable et que depuis 2003 elle a été abandonnée par le FBI. C'est dire aussi que les conclusions de la Commission Warren à ce sujet sont là encore à revoir.

Reste que dans un contexte hostile et en connaissance des menaces d'attentat qui pesaient sur JFK, la sécurité du Président des Etats-Unis n'a pas été à Dallas ce qu'elle aurait dû être. Ainsi aucun agent spécial ne va monter à l'arrière de la Ford-Lincoln pour couvrir le Président. Plus édifiant encore, deux d'entre eux qui s'apprêtaient faire leur job au départ de "Love Field", l'aéroport de Dallas, en seront empêchés par leur supérieur, Emory Roberts.

Certains prétendent que JFK n'aurait voulu personne à l'arrière de la limousine, ce qui ne se tient pas car si tel était le cas Clinton Hill, le garde du corps de Jackie Kennedy, ne serait pas monté à plusieurs reprises sur la plate-forme arrière gauche quand la limousine roulait trop doucement dans Dallas.

De plus, vu la configuration de Dealey Plaza et le danger évident de cet endroit du parcours, tous les sites aux alentours de cette place auraient dû être inspectés et sécurisés, d'autant que des militaires du corps d'armée basé à Houston auraient pu être appelés en renfort. Quand on connaît la légendaire efficacité américaine, il est certain qu'un tel état de fait n'a pu relever du laxisme et que par conséquent il a été voulu au plus haut niveau, ce qui implique nécessairement la participation de certains membres chargés de la sécurité du Président.

Car il faut bien admettre que le chauffeur de la limousine, William Greer, qui se tourne une première fois vers JFK de la Z 281 à la Z 292, puis à nouveau de la Z 304 à la Z 317, n'a de fait accéléré qu’après le Tir Fatal, alors que l’agent spécial Roy Kellerman qui était assis à côté de lui savait très bien ce qui se passait de visu depuis au moins la Z 270.

Les témoins les plus proches ont même affirmé que la limousine avait ralenti avant le Tir Fatal. C'est aussi ce qu'a affirmé Bobby Hargis, le premier motard suiveur de gauche, qui à la Z 297 sort de l'image alors qu'il est toujours en retrait de la limousine, puis qui réapparaît juste après pour se retrouver au niveau du capot-arrière à la Z 313, ce qui confirmerait bien que la limousine a ralenti avant le Tir Fatal.

Le manque de réflexe étant exclu pour un agent spécial et a fortiori pour deux en même temps, ne reste que la complicité et qui dit complicité dit une fois de plus complot.

Ce qui est aussi révélateur c'est qu'Emory Roberts qui avait empêché deux de ses agents de monter à l'arrière de la limousine, hurla par la radio à la voiture du Vice Président "Ils l'ont eu ! Ils l'ont eu !" comme si c'était une bonne nouvelle, en notant que lui aussi employa le mot "Ils".

Enfin la participation de certains membres de la police de Dallas ne fait aussi aucun doute quand on sait que "V.I.C.T.O.R.Y" est le mot en Morse qui fut enregistré sur la radio de la police de Dallas quand celle-ci fut rétablie, alors qu'elle était restée muette pendant l'assassinat de JFK.